METTRE LA FRANCE EN MARCHE !

Pour une fois un Président qui fait ce qu’il a dit :

Un gouvernement et de droite, et de gauche, et du Centre et d’ailleurs ! de 70 ans à 33 ans, hommes et femmes à parité et la moitié jamais élus, issus de la société civile !

Et cerise sur le gâteau Nicolas Hulot à la tête d’un énorme ministère transversal « de la transition écologique et solidaire » !
Nicolas Hulot, l’homme libre, volontaire mais pragmatique, le pédagogue au langage clair aimé des Français qui saura nous entrainer vers le changement de nos modes de production, de consommation et de déplacement.

Oui, assurément, une équipe riche de ses diversités au service de l’intérêt général avec une feuille de route claire validée par une élection majeure et à la barre un Président jeune, moderne, cultivé qui connait son cap et ne s’en détournera pas.

Mais pour mettre la France en marche cette équipe a besoin d’une majorité forte au Parlement, certes diverse elle aussi, mais tout aussi volontaire pour engager les mesures clefs du programme défendu courageusement par Emmanuel Macron durant l’élection présidentielle sur l’Europe, l’école, la compétitivité de nos entreprises, les solidarités de notre modèle social, la transition énergétique ou encore notre sécurité.

Le pire serait qu’après avoir bousculé les immobilismes de Droite et de Gauche, après avoir refusé le repli nationaliste et les populismes de tous bords, les Français portent à l’Assemblée des élus du monde politique ancien mus par l’esprit de revanche ou pire cherchant dans la rue le rapport de forces que les urnes ne leur ont pas donné.

Nous venons de vivre trois quinquennats où la France a décroché (plus de 50 milliards de déficit pour notre commerce extérieur !), où les fractures se sont creusées (les banlieues et la ruralité en crise), où la sécurité au quotidien s’est dégradée ; la France ne se relèverait pas d’un nouveau quinquennat impuissant ! Ce serait la porte ouverte à tous les chaos…

Mais les énergies sont là et le sursaut est possible car Emmanuel Macron a tendu la main à toutes celles et tous ceux qui veulent, qui peuvent contribuer au redressement national ; Cette main tendue chaque français doit s’en saisir et ce sera l’enjeu des prochaines élections législatives.

Le pays catalan, notre beau territoire plein d’atouts et d’entreprises innovantes dans l’industrie, l’agriculture, le tourisme, les énergies renouvelables, la logistique etc. ne peut pas rester en dehors de ce renouveau national : nous devons porter à l’Assemblée Nationale des femmes et des hommes de la future majorité présidentielle pour y être défendu efficacement.

Quels que soient nos états d’âme ou nos divergences politiques prenons nous aussi la main tendue par le Président Macron et portons à Paris des Député(e)s de « la République En Marche » qui prendrons place dans la future majorité présidentielle : Romain Grau sur la 1ère circonscription, Christine Espert sur la 2, Laurence Gayte sur la 3 et Sébastien Cazenove sur la 4.

Pour la France et pour nous ici en pays catalan, ce n’est plus le temps du repli, des votes de refus ou des rêves populistes ; c’est le temps du rassemblement pour construire et échapper au déclin.

Dimanche l’enjeu est double: l’image de la France et la cohésion nationale

Dimanche l’enjeu est double : l’image de la France et la cohésion nationale.

Marine Le Pen Présidente, c’est une image de la France xénophobe, repliée sur elle-même ; nous ne serions plus pour le monde la patrie des droits de l’homme et de la laïcité.

Jean-Luc Mélenchon Président c’est avec lui aussi la destruction de l’Europe mais à partir d’un national-bonapartisme de gauche ; pour le monde c’est l’image d’une France anticapitaliste hors sol…

François Fillon Président et « Sens Commun » au gouvernement c’est Donald Trump en modèle réduit et pour le monde l’image d’une France réactionnaire et d’une classe politique corrompue.

Emmanuel Macron Président c’est la French Tech, la relance du rêve européen, la solidarité sans l’assistanat, la volonté de l’égalité des chances ; c’est l’image d’une France moderne et jeune, innovante et solidaire.

Or, ne nous y trompons pas, de l’image demain de la France dans le monde dépendent non seulement notre attractivité économique et notre poids politique mais aussi, au plan interne, notre capacité à retrouver la fierté collective qui soutient la cohésion nationale sans laquelle aucune réforme, aucune dynamique sociale et économique n’est possible.

Un Président jeune, moderne, humaniste, libre de toute attache partisane ou de clan c’est un atout pour la France.

Mais dans le choix des français dimanche, pour moi, il y a plus grave :

Avec les deux premiers il n’est pas besoin d’être devin ou grand économiste pour comprendre que ces deux chantres d’un nationalisme patriotique, xénophobe pour l’une, « lutte des classes » pour l’autre, entrainerait notre pays dans un chaos économique effroyable.

Quant à François Fillon c’est la relance économique à la Thatcher (sans le pétrole écossais…), c’est-à-dire à partir de conflits sociaux très durs dont nul ne peut dire où ils nous conduiraient tant la colère est grande au plus profond du pays.

Or plus que jamais les français ont besoin d’un Président qui réconcilie et non qui divise, excite les peurs, provoque les affrontements ; un Président qui rassemble les compétences, les énergies d’où qu’elles viennent, de gauche, de droite, du centre ; un Président au-dessus de tous soupçons pour moraliser la vie publique et redonner confiance dans la démocratie et ses représentants élus.

Dans le contexte national actuel de crise économique, sociale, morale sans précédent dans notre histoire, ceux qui divisent les français par idéologie, par religion ou par repli identitaire sont irresponsables.

Dans le contexte mondial actuel où les risques économiques, environnementaux, militaires, ou encore le risque terroriste sont plus lourds que jamais, ceux qui veulent détruire ou affaiblir l’Europe sont irresponsables.

Pour conclure je fais mienne la tribune de mon ami Rolland Castro dans « le Monde » du 19/4 et notamment ce passage :

« Le vote Macron est celui qui ne s’appuie pas sur les passions tristes et qui cherche à produire pour chaque individu les conditions protectrices de son épanouissement. C’est l’adaptation du programme de la Résistance aux conditions assumées de la mondialisation, le choix d’une société d’hommes libres non englués dans leur corporation ou leur statut qui sont devenus machine à exclure ceux qui n’en sont pas. »

Le titre de sa tribune : « Emmanuel Macron ou le chaos !  » .

Ils étaient unanimes pour exclure Brice Lafontaine

Brice Lafontaine perd ses délégations au conseil municpal de Perpignan

Toute l’équipe municipale, toute sans exception, a voté à la demande du Maire l’exclusion de leur collègue Brice, membre d’Unitat Catalana.
Le FN n’a pas pris part au vote ; seule Clotilde Font, courageuse, a voté contre.
De quel crime Brice est-il coupable ?

« Perte de confiance » ; mais pourquoi donc le Maire et son équipe n’ont plus confiance en Brice ?

Parce qu’il ne soutient pas le candidat Fillon bien aimé par une équipe municipale qui dérive dangereusement vers la droite extrême, parce qu’il s’oppose à ce candidat lourdement mis en examen et qui dans toute démocratie avancée n’aurait pas le droit de se présenter ; un candidat qui « à titre personnel » est contre l’I.V.G. et qui a défilé, écharpe tricolore en bandoulière, au premier rang de la manif homophobe contre le mariage pour tous ; un candidat qui se fait offrir, entre autre menus cadeaux, des costumes à 13000€ et qui recrute toute sa famille en assistants parlementaires… Et pour ne pas assumer ses responsabilités le voilà qui crie au complot d’un « cabinet noir » à l’Elysée !

Perte de confiance ? Mais peut-on avoir confiance en François Fillon ?

Brice a été le seul à affirmer son désaccord et à ne pas se joindre à l’équipe municipale unanime y compris celles qui se targuent de défendre l’identité catalane de notre territoire, tous et toutes derrière un candidat « archi-réac, ultra-libéral et pro-Poutine » (Source l’Obs’ de fin novembre) et j’ajoute : au comportement indigne.

Brice tu as eu ce courage et tu étais le seul. Mon estime t’es acquise !

Crédit photo Made in Perpignan

L’HONNEUR PERDU DE L’U.D.I.

De renoncements en reniements l’U.D.I. a perdu toute crédibilité. Pire, en vingt-quatre heures, elle a franchi une frontière : celle du déshonneur.

L’honneur en politique c’est de défendre ses convictions avant ses intérêts de boutique ; la politique (du grec « Pòlis » = Cité, rappelons-le) c’est le débat et l’action pour chercher l’intérêt général, celui de la Cité qui nous rassemble, même si c’est au sacrifice de nos intérêts particuliers.

Depuis trois mois l’U.D.I. navigue à vue mais aujourd’hui, après avoir dénoncé le discours de François Fillon violemment antirépublicain s’attaquant aux magistrats et à la presse, après avoir affirmé que la morale élémentaire disqualifiait sa candidature, l’U.D.I. s’est rangée, honteuse, derrière ce candidat sauvé par « Sens Commun », conservateurs catholiques fondamentalistes, au Trocadéro dimanche dernier. Triste, effroyablement triste…

Pourquoi ce reniement des dirigeants de l’U.D.I. ?

Pour sauver, du moins ils l’espèrent, leurs Députés sortants et le financement du Parti qui va avec…

Un ralliement brutal, sans débat avec les militants, derrière un homme dont le comportement, le programme et donc l’action future, ne correspondent pas et loin s’en faut au combat des centristes progressistes, ceux qui depuis des décennies veulent mettre l’économie au service du progrès social, défendent bec et ongles les valeurs républicaines garantes du « vivre ensemble », ont au cœur l’écologie pour sauver l’avenir des générations futures et veulent de toutes leurs forces une Europe forte et démocratique pour protéger notre modèle social et culturel face aux grandes puissances.

Pour paraphraser la fameuse répartie de Winston Churchill au lendemain de Munich en 1938 «  vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ! » aujourd’hui l’U.D.I. a choisi le déshonneur pour sauver ses finances, elle aura le déshonneur et la faillite politique et financière !

Je conclue en citant Jean Louis Borloo, propos rapportés par le journal « Le Monde » : « Nous sommes peut-être à l’aube d’un bouleversement qui ne s’arrêtera pas à la présidentielle…la recomposition politique entre les forces de gauche modernes et une droite progressiste ». François Bayrou dit aujourd’hui la même chose… Alors en marche, il n’y a plus de temps à perdre !

 

BAYROU : RESPECT !

La déclaration de François Bayrou fera date dans l’histoire de notre pays : elle sera comprise comme le point de départ de la recomposition politique de notre pays qui conduira inéluctablement à la mutation des institutions de la V ème République.

Elle ouvre une nouvelle ère où va s’enclencher une « réévaluation », c’est le terme utilisé à juste titre par F. Bayrou, de l’engagement politique et donc de la fonction d’élu de la République ; une réévaluation fondée sur la morale, la transparence et l’indépendance vis à vis des puissances du monde économique et financier.

Et il faudra comme l’exige l’alliance que propose Bayrou à Macron une loi claire, précise et d’application immédiate dès le début de la prochaine législature.
Cette recomposition politique qui va briser le mur de verre entre droite et gauche, qui va rassembler les progressistes de tous bords, imposera que tout ou partie de la future assemblée soit élue à la proportionnelle ; ainsi les réformes trop longtemps différées pourront être engagée à partir de majorités d’idées obtenues par la négociation au Parlement et non plus à l’issue d’affrontements stériles droite-gauche tout en postures et en jeux de rôles finalement clos par l’application brutale du 49-3 ( on impose le vote bloqué sur tout le texte) et sous le choc des images des manifestations dans la rue et de leurs débordements violents incontournables…

Les institutions de la Vème République ne sont plus adaptées à une France plurielle, très informée et qui ne se reconnait plus dans la représentation politique actuelle, son fonctionnement, ses reniements, et son incapacité à s’imposer des règles de moralité élémentaire ( cf le « Pénélopegate ou le chauffeur et le garde du corps de Marine Le Pen payés comme assistants parlementaires…)
La décision courageuse, généreuse de François Bayrou a surpris tous les commentateurs politiques habitués qu’ils sont à voir les hommes politiques au niveau national comme au niveau local placer leurs intérêts personnels et leurs egos le plus souvent surdimensionné avant l’intérêt général et celui de la Nation.
Elle rend pitoyable l’obstination de François Fillon à se présenter alors que s’étale aux yeux des Français le scandale des salaires « d’assistants parlementaires » octroyés à son épouse et à ses enfants . Elle rend minables les gesticulations des responsables de l’UDI pour obtenir de Fillon des investitures au prix de l’abandon de leurs convictions.

François Bayrou a pris de la hauteur et s’est positionné en garant de la modernisation et du renouveau de la démocratie française.
François Bayrou. respect !

La recomposition politique est « En Marche » !

Exit Nicolas Sarkozy, exit François Hollande, exit Alain Juppé et exit dimanche prochain Manuel Valls… La droite se droitise, la gauche se gauchise et le Front National se dé diabolise…les lignes des frontières politiques se déplacent à grands pas…

L’élection Présidentielle d’avril prochain pour laquelle on prédisait il y a encore quelques mois un casting identique à celui de 2012 est en train de bouleverser le paysage politique français.

Mais que peut-il sortir de ce grand chambardement ?

Enfermer les Français dans le choix Marine Le Pen- François Fillion, un choix entre l’extrême droite et la droite extrême ? Qui ne voit qu’il y a là une alternative mortifère dont on ne sortira pas en répétant une ultime fois la litanie du ¨Front Républicain¨ pour élire un Président à la légitimité affaiblie et donc dans l’incapacité de mettre en œuvre les réformes dont le pays a besoin ?

Il appartient aujourd’hui à tous les déçus des deux quinquennats précédents, celui de Sarkozy-Fillion et celui de Hollande-Valls, de peser dans la recomposition politique qui s’ouvre maintenant, et s’accélère enfin !

Et c’est au Centre, centre gauche et centre droit que tout va se jouer.

La jeunesse de notre pays, celle qui refuse le repli nationaliste xénophobe, celle qui rêve d’un avenir fondé sur un projet généreux européen, social, moderne a déjà en masse adhéré à « En Marche ! » ; mais les appareils politiques, eux , restent figés sur les anciennes alliances, sur l’ancien schéma Droite contre Gauche imposé par les institutions de la Vème République : Les Républicains ( ex UMP ) et l’UDI moribonde d’un côté, les écolos dispersés et les socialistes décomposés en trois blocs Hamon-Valls-Mélenchon de l’autre.

Cet ordre ancien vient de mourir lors des deux primaires organisées par les deux camps ; et l’ordre à naître est encore en gestation : Emmanuel Macron en a dessiné les contours et peu à peu met en place l’architecture d’une force politique nouvelle construite sur un socle de convictions solides sur lequel vont progressivement s’appuyer des femmes et des hommes nouveaux qui porteront l’espoir de la nouvelle génération.

Il est aujourd’hui le seul en capacité d’ouvrir la voie à un vrai débat démocratique au second tour des Présidentielles, celui qui opposera les conservateurs héritiers des deux derniers quinquennats aux progressistes, aux innovants du monde économique et du secteur associatif, aux créateurs de la communauté culturelle.

Un second tour Fillion -Macron donnera du sens au grand rendez-vous de la démocratie française qu’est notre élection Présidentielle.

Oui, la recomposition politique est « En Marche ! » .

Et si le second tour opposait François Fillion et Emmanuel Macron ?

On nous promet Marine Le Pen-François Fillion, un remake de Jean Marie Le Pen- Jacques Chirac … L’histoire se répéterait pour désigner un Président élu par défaut et dont la faible légitimité lui interdirait d’entrainer les français dans les réformes nécessaires.

Peut-on échapper à cette fatalité qui peu à peu détruit la démocratie française et nous enfonce dans le déclin d’une vieille nation percluse de rhumatismes et donc incapable de suivre les rythmes de la modernité ?

Quel que soit le vainqueur de la primaire socialiste il n’a aucune chance d’accéder au second tour tant le naufrage du quinquennat Hollande a brisé les énergies et la crédibilité des survivants.

Par contre Emmanuel Macron, meeting après meeting, démontre sa capacité à mobiliser la jeunesse et plus généralement les français qui refusent l’enfermement partisan et les promesses des professionnels de la politique mais qui ne veulent pas renoncer à une société solidaire et entreprenante, ouverte à la modernité et au monde, à commencer par l’Europe, ses valeurs et sa puissance. Macron c’est à la fois Borloo, Bayrou et Delors avec le dynamisme, la volonté et la modernité en plus !

Seul Emmanuel Macron peut espérer éliminer Marine Le Pen et permettre qu’au second tour les français aient un vrai choix républicain, un choix où les programmes irréalistes et mortifères des extrêmes de droite et de gauche ne seraient plus en course, un choix où l’on ne voterait plus ¨contre ¨mais ¨pour¨ un projet, des convictions et une personnalité.

Fillion-Macron c’est un vrai choix proposé aux français : conservateurs contre progressistes disent certains mais le débat permettra d’échapper à cette caricature ; l’un comme l’autre ils veulent rétablir la valeur travail et libérer les énergies qui créent richesses et emplois, l’un comme l’autre ils respectent nos valeurs républicaines mais les chemins qu’ils proposent sont très différents sur l’Europe, la sécurité des parcours professionnels, la fiscalité redistributrice, la consolidation du modèle social et du service public, la démocratie parlementaire, la laïcité etc.

Fillion-Macron, ce serait un beau débat comme notre République et tout particulièrement notre jeunesse en ont dramatiquement besoin pour retrouver la confiance perdue en notre belle France, forte des messages de son histoire, riche de la diversité de ses terroirs, de ses peuplements et de ses talents.

Fillion-Macron, c’est possible si le vote modéré aujourd’hui réparti à droite et à gauche se rassemble sur la candidature Macron ; les centristes de conviction peuvent-ils voter pour un candidat euro sceptique, ultra libéral et peu exigeant sur la laïcité et le droit des femmes ?

Pour moi l’enjeu décisif de l’élection présidentielle est d’en faire le point de départ d’un sursaut de la démocratie française, un moment de mobilisation et de mise en conscience de notre jeunesse pour lui ouvrir un chemin qui ne soit pas celui du repli et du conservatisme et encore moins celui du nationalisme xénophobe.

L’enjeu décisif du premier tour de la présidentielle est d’échapper à la fatalité d’un choix entre l’extrême droite et la droite extrême.

Je marche, il marche, nous marchons !

Je marche avec pour seule ambition de défendre mes convictions, de les transmettre et de rassembler autour d’elles : n’en déplaise aux plumitifs à l’encre de fiel d’un blog ramasse-tout local, je serai jusqu’à mon dernier souffle un citoyen engagé mais définitivement descendu de l’estrade où s’agitent encore de vieux politiciens courbés et bedonnants.

Et je marche d’un pas léger et serein aux cotés de tous ces marcheurs, ils étaient 15000 à Paris samedi,  venus de tous les horizons, de Gauche, de Droite, du Centre et d’ailleurs pour soutenir ¨la Révolution démocratique¨ qui seule peut nous permettre d’échapper au choix entre les populistes xénophobes ou les conservateurs libéraux à droite et à gauche entre les socialistes impuissants en mal de synthèse ou les insoumis à la réalité de la mondialisation et des transformations numériques, écologiques et culturelles qui bouleversent notre société.

Et il marche Emmanuel Macron, le regard clair, galvanisant ses troupes tel le jeune Bonaparte à l’assaut du pont d’Arcole, face aux armées des puissants qui se partagent le monde politico-médiatique…Il marche pour nous exhorter, il est aujourd’hui bien seul à le faire, à construire l’Europe qui protège notre sécurité, notre environnement, nos entreprises, notre culture, nos modes de vie. Il marche pour être le candidat du travail et de l’entreprenariat, du Service Public et du modèle social français, de la décentralisation et de la défense des terroirs, des droits de l’Homme jamais mis en berne a nom de la « Réal Politik ».

Il marche et construit son programme sur quelques mesures simples, justes, efficaces.

Et nous marchons de plus en plus nombreux, de toutes origines ou cultures, de toutes religions ou philosophies pour vivre à nouveau le bonheur de croire à la fraternité après tant d’années sans âme, d’espoirs déçus, de renoncements honteux aux dogmes républicains.

Je marche, il marche, nous marchons pour bousculer, révolutionner la démocratie fossilisée et les énergies sociales tétanisées !

Thatchérisme ou Hollandisme ? Non merci !

Ceux qui hier aimaient l’humanisme et la modernité de Jean Louis Borloo, son « Grenelle de l’environnement », son « plan Marshall » pour les banlieues ou encore son combat exigeant pour une laïcité ouverte peuvent ils se retrouver derrière un candidat, François Fillion, conservateur et libéral archaïque ?


La foi catholique en bandoulière à « la manif pour tous » homophobe ? Non merci !

La laïcité à relents islamophobes ? Non merci !

L’Europe à reculons ? Non merci !

La Fonction publique dépecée, de l’Hôpital à la Police en passant par l’école et la Justice ? Non merci ! 

La France à deux vitesses, en commençant par la Sécu en peau de chagrin ? Non merci !

L’économie bouleversée par le numérique, la planète en danger ce serait secondaire ?

La casse à la Thatcher pour seul chemin ?

Et à gauche ? On donne du menton, on se gauchise mais que peut-il rester de ces affrontements multiples ?
L’impuissance, l’incapacité à réformer pour faire enfin entrer la France dans le XXIème siècle !

Le Hollandisme, les français l’ont désormais compris, c’est le verbe haut et les promesses le temps d’une campagne électorale et cinq années de petits et grands renoncements.

Quant au Centre, L’U.D.I. de Jean Louis Borloo, morte au soir des primaires de la droite, s’agite encore, mais pour combien de temps ?

Et pendant ce temps Marine Le Pen se tait et attend son heure …

Ni Thatchérisme, ni Hollandisme, encore moins les extrémismes, mais alors quoi ?

revolutionChercher un chemin ni droite, ni gauche mais un chemin de modernité ! Fondé  sur un diagnostic et des convictions clairs. « nous sommes entrés dans une nouvelle ère. La mondialisation, le numérique, les inégalités croissantes, le péril climatique, les conflits géopolitiques et le terrorisme, l’effritement de l’Europe, la crise démocratique des sociétés occidentales, le doute qui s’installe au cœur de notre société : ce sont les symptômes d’un monde en plein bouleversement. A cette grande transformation nous ne pouvons répondre avec les mêmes hommes, les mêmes idées. Nous ne pouvons pas non plus demander aux Français de faire des efforts sans fin pour sortir d’une crise qui n’en pas une…Depuis trente ans droite et gauche ont remplacé la croissance défaillante par de la dette publique, gagée sur les générations à venir sans rien régler des déséquilibres profonds…chaque jour notre pays s’affaiblit de ne pas être adapté à la marche du monde…Aussi devons-nous passer d’une économie de rattrapage à une économie de l’innovation…Le véritable clivage aujourd’hui est entre les conservateurs passéistes qui proposent de revenir à un ordre ancien et les progressistes réformateurs qui croient que le destin français est d’embrasser la modernité. »

Ces phrases tirées du livre « Révolution » d’Emmanuel Macron me parlent ; et quelques autres également :

« La laïcité est une liberté avant d’être un interdit ; elle est faite pour permettre à chacun de s’intégrer dans la vie commune et non pas pour mener bataille contre une religion encore moins pour exclure ou pour montrer du doigt. » ; ou encore : « les vrais souverainistes sont les pro-Européens ; l’Europe est notre chance pour recouvrer notre pleine souveraineté » ou encore ; « le temps est venu d’une grande mobilisation nationale au service des technologies vertes. » ou encore : « trouver la place qui devrait être la nôtre, celle d’une économie de l’excellence, de l’entreprenariat et de l’innovation, à l’avant-garde des grandes transformations numérique, culturelle et écologique. »

Il parait qu’Emmanuel Macron est trop jeune aux dires des professionnels de la politique qui occupent le devant de la scène depuis dix, vingt, trente ans… Pire, il ne serait pas capable de produire un programme, ce genre de catalogue de promesses ramasse-tout et vite abandonnées au lendemain de l’élection… Pour ma part de ce que j’ai entendu à Montpellier, de ce que j’ai vu et lu se dégagent un diagnostic, des orientations, des convictions que je fais miennes et déjà quelques réformes fortes qui montrent le chemin. Pour ma part je ne me résous pas à choisir entre le nationalisme xénophobe, le libéralisme brutal et le socialisme des grandes promesses et des réformettes. Il est temps de rêver un peu … et savoir que l’ambition est toujours l’ombre portée de nos rêves…

MACRON lance la Présidentielle

Aujourd’hui Emmanuel Macron a ouvert dans les faits la Présidentielle de mai 2017. Pour s’en convaincre il n’est qu’à voir les attaques violentes pour les uns (Florian Phillipot, Martine Aubry), méprisantes pour les autres (Alain Juppé, Manuel Valls), ou encore grinçantes (François Fillion, Arnaud Montebourg), sans oublier le silence assourdissant de François Hollande : Emmanuel Macron vient de sonner le glas de son quinquennat…

Une nouvelle fois Emmanuel Macron fait preuve de courage et de détermination car il sait qu’il sera la cible privilégiée de tous ceux, de toutes celles, qui organisent leurs clans pour se partager le pouvoir et qui, depuis des années et des décennies, occupent la scène politico-médiatique : le casting de 2017 devait être le même que celui de 2011 et voilà Hollande et Sarkozy bientôt sortis, Juppé ringardisé et même Marine le Pen et Mélenchon se voient concurrencés dans leur OPA sur le vote anti système…

La candidature de Macron ouvre une espérance : il est possible d’être écouté des français en parlant d’autre chose que d’expulsion de réfugiés, d’emprisonnement de fichés « S », de rétablissement des frontières ou d’armement des polices municipales…

Je suis de ceux qui pensent que pour que tout continue, notre modèle social, l’écologie de la planète, la protection de l’Europe, le socle des valeurs républicaines et laïques, il faut d’abord que tout change, la Vème République, le cumul des mandats, les rigidités du code du travail, les corporatismes, la formation professionnelle etc. Pour moi, Emmanuel Macron dans son discours de candidature a ouvert les bons chantiers : la « révolution démocratique » ; libérer les énergies, valoriser le travail mais protéger les plus faibles ; dynamiser l’investissement humain par la formation, le social en combattant l’exclusion des quartiers urbains et des territoires ruraux et relancer l’innovation et la productivité par la Recherche et les start-up.

Il faudra certes bâtir quelques mesures simples (certaines ont déjà été présentées) qui éclaireront l’horizon du chemin nouveau sur lequel il nous propose d’avancer, mais il serait contradictoire avec sa démarche de se lancer, comme le font les candidats des partis de droite, de gauche et d’ailleurs, dans l’élaboration d’un programme-catalogue de promesses jamais tenues… Regardez Trump, futur Président des USA : en quelques jours il a déjà abandonné les trois quart de ses promesses de campagnes !

L’enfant de la méritocratie républicaine se positionne « hors système » mais sans les facilités du populisme : la révolte salutaire mais sans la démagogie. Pourra-t-il être une espérance pour toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent plus dans la classe politique actuelle, qui ne votent plus ou votent pour les extrêmes par refus, par mal-être, par révolte ? Là est l’enjeu premier de sa candidature.

Il lui faudra des parrainages (500), des porte-voix (des centaines), des dons (des millions), des bénévoles (des milliers), mais c’est surtout la mobilisation de la jeunesse, sa fièvre, son enthousiasme, qui donnera à son aventure sa force sociale, celle dont il aura besoin pour résister au Front Commun des politiciennes et politiciens expérimentés…

Macron trop jeune ? Trop peu d’expérience ? L’expérience de l’échec à réformer notre belle France, mal assumée, mal analysée, serait-elle une garantie d’efficacité future ?

« Je suis jeune il est vrai ; mais aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années » disait Le Cid qui, avec ses amis, « partirent cinq cents mais par un prompt renfort arrivèrent trois mille en arrivant au port ».

En mai 2017 c’est plutôt plusieurs millions qu’il faudrait rassembler…Dur…dur !

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