L’HONNEUR PERDU DE L’U.D.I.

De renoncements en reniements l’U.D.I. a perdu toute crédibilité. Pire, en vingt-quatre heures, elle a franchi une frontière : celle du déshonneur.

L’honneur en politique c’est de défendre ses convictions avant ses intérêts de boutique ; la politique (du grec « Pòlis » = Cité, rappelons-le) c’est le débat et l’action pour chercher l’intérêt général, celui de la Cité qui nous rassemble, même si c’est au sacrifice de nos intérêts particuliers.

Depuis trois mois l’U.D.I. navigue à vue mais aujourd’hui, après avoir dénoncé le discours de François Fillon violemment antirépublicain s’attaquant aux magistrats et à la presse, après avoir affirmé que la morale élémentaire disqualifiait sa candidature, l’U.D.I. s’est rangée, honteuse, derrière ce candidat sauvé par « Sens Commun », conservateurs catholiques fondamentalistes, au Trocadéro dimanche dernier. Triste, effroyablement triste…

Pourquoi ce reniement des dirigeants de l’U.D.I. ?

Pour sauver, du moins ils l’espèrent, leurs Députés sortants et le financement du Parti qui va avec…

Un ralliement brutal, sans débat avec les militants, derrière un homme dont le comportement, le programme et donc l’action future, ne correspondent pas et loin s’en faut au combat des centristes progressistes, ceux qui depuis des décennies veulent mettre l’économie au service du progrès social, défendent bec et ongles les valeurs républicaines garantes du « vivre ensemble », ont au cœur l’écologie pour sauver l’avenir des générations futures et veulent de toutes leurs forces une Europe forte et démocratique pour protéger notre modèle social et culturel face aux grandes puissances.

Pour paraphraser la fameuse répartie de Winston Churchill au lendemain de Munich en 1938 «  vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ! » aujourd’hui l’U.D.I. a choisi le déshonneur pour sauver ses finances, elle aura le déshonneur et la faillite politique et financière !

Je conclue en citant Jean Louis Borloo, propos rapportés par le journal « Le Monde » : « Nous sommes peut-être à l’aube d’un bouleversement qui ne s’arrêtera pas à la présidentielle…la recomposition politique entre les forces de gauche modernes et une droite progressiste ». François Bayrou dit aujourd’hui la même chose… Alors en marche, il n’y a plus de temps à perdre !

 

BAYROU : RESPECT !

La déclaration de François Bayrou fera date dans l’histoire de notre pays : elle sera comprise comme le point de départ de la recomposition politique de notre pays qui conduira inéluctablement à la mutation des institutions de la V ème République.

Elle ouvre une nouvelle ère où va s’enclencher une « réévaluation », c’est le terme utilisé à juste titre par F. Bayrou, de l’engagement politique et donc de la fonction d’élu de la République ; une réévaluation fondée sur la morale, la transparence et l’indépendance vis à vis des puissances du monde économique et financier.

Et il faudra comme l’exige l’alliance que propose Bayrou à Macron une loi claire, précise et d’application immédiate dès le début de la prochaine législature.
Cette recomposition politique qui va briser le mur de verre entre droite et gauche, qui va rassembler les progressistes de tous bords, imposera que tout ou partie de la future assemblée soit élue à la proportionnelle ; ainsi les réformes trop longtemps différées pourront être engagée à partir de majorités d’idées obtenues par la négociation au Parlement et non plus à l’issue d’affrontements stériles droite-gauche tout en postures et en jeux de rôles finalement clos par l’application brutale du 49-3 ( on impose le vote bloqué sur tout le texte) et sous le choc des images des manifestations dans la rue et de leurs débordements violents incontournables…

Les institutions de la Vème République ne sont plus adaptées à une France plurielle, très informée et qui ne se reconnait plus dans la représentation politique actuelle, son fonctionnement, ses reniements, et son incapacité à s’imposer des règles de moralité élémentaire ( cf le « Pénélopegate ou le chauffeur et le garde du corps de Marine Le Pen payés comme assistants parlementaires…)
La décision courageuse, généreuse de François Bayrou a surpris tous les commentateurs politiques habitués qu’ils sont à voir les hommes politiques au niveau national comme au niveau local placer leurs intérêts personnels et leurs egos le plus souvent surdimensionné avant l’intérêt général et celui de la Nation.
Elle rend pitoyable l’obstination de François Fillon à se présenter alors que s’étale aux yeux des Français le scandale des salaires « d’assistants parlementaires » octroyés à son épouse et à ses enfants . Elle rend minables les gesticulations des responsables de l’UDI pour obtenir de Fillon des investitures au prix de l’abandon de leurs convictions.

François Bayrou a pris de la hauteur et s’est positionné en garant de la modernisation et du renouveau de la démocratie française.
François Bayrou. respect !

La recomposition politique est « En Marche » !

Exit Nicolas Sarkozy, exit François Hollande, exit Alain Juppé et exit dimanche prochain Manuel Valls… La droite se droitise, la gauche se gauchise et le Front National se dé diabolise…les lignes des frontières politiques se déplacent à grands pas…

L’élection Présidentielle d’avril prochain pour laquelle on prédisait il y a encore quelques mois un casting identique à celui de 2012 est en train de bouleverser le paysage politique français.

Mais que peut-il sortir de ce grand chambardement ?

Enfermer les Français dans le choix Marine Le Pen- François Fillion, un choix entre l’extrême droite et la droite extrême ? Qui ne voit qu’il y a là une alternative mortifère dont on ne sortira pas en répétant une ultime fois la litanie du ¨Front Républicain¨ pour élire un Président à la légitimité affaiblie et donc dans l’incapacité de mettre en œuvre les réformes dont le pays a besoin ?

Il appartient aujourd’hui à tous les déçus des deux quinquennats précédents, celui de Sarkozy-Fillion et celui de Hollande-Valls, de peser dans la recomposition politique qui s’ouvre maintenant, et s’accélère enfin !

Et c’est au Centre, centre gauche et centre droit que tout va se jouer.

La jeunesse de notre pays, celle qui refuse le repli nationaliste xénophobe, celle qui rêve d’un avenir fondé sur un projet généreux européen, social, moderne a déjà en masse adhéré à « En Marche ! » ; mais les appareils politiques, eux , restent figés sur les anciennes alliances, sur l’ancien schéma Droite contre Gauche imposé par les institutions de la Vème République : Les Républicains ( ex UMP ) et l’UDI moribonde d’un côté, les écolos dispersés et les socialistes décomposés en trois blocs Hamon-Valls-Mélenchon de l’autre.

Cet ordre ancien vient de mourir lors des deux primaires organisées par les deux camps ; et l’ordre à naître est encore en gestation : Emmanuel Macron en a dessiné les contours et peu à peu met en place l’architecture d’une force politique nouvelle construite sur un socle de convictions solides sur lequel vont progressivement s’appuyer des femmes et des hommes nouveaux qui porteront l’espoir de la nouvelle génération.

Il est aujourd’hui le seul en capacité d’ouvrir la voie à un vrai débat démocratique au second tour des Présidentielles, celui qui opposera les conservateurs héritiers des deux derniers quinquennats aux progressistes, aux innovants du monde économique et du secteur associatif, aux créateurs de la communauté culturelle.

Un second tour Fillion -Macron donnera du sens au grand rendez-vous de la démocratie française qu’est notre élection Présidentielle.

Oui, la recomposition politique est « En Marche ! » .

Et si le second tour opposait François Fillion et Emmanuel Macron ?

On nous promet Marine Le Pen-François Fillion, un remake de Jean Marie Le Pen- Jacques Chirac … L’histoire se répéterait pour désigner un Président élu par défaut et dont la faible légitimité lui interdirait d’entrainer les français dans les réformes nécessaires.

Peut-on échapper à cette fatalité qui peu à peu détruit la démocratie française et nous enfonce dans le déclin d’une vieille nation percluse de rhumatismes et donc incapable de suivre les rythmes de la modernité ?

Quel que soit le vainqueur de la primaire socialiste il n’a aucune chance d’accéder au second tour tant le naufrage du quinquennat Hollande a brisé les énergies et la crédibilité des survivants.

Par contre Emmanuel Macron, meeting après meeting, démontre sa capacité à mobiliser la jeunesse et plus généralement les français qui refusent l’enfermement partisan et les promesses des professionnels de la politique mais qui ne veulent pas renoncer à une société solidaire et entreprenante, ouverte à la modernité et au monde, à commencer par l’Europe, ses valeurs et sa puissance. Macron c’est à la fois Borloo, Bayrou et Delors avec le dynamisme, la volonté et la modernité en plus !

Seul Emmanuel Macron peut espérer éliminer Marine Le Pen et permettre qu’au second tour les français aient un vrai choix républicain, un choix où les programmes irréalistes et mortifères des extrêmes de droite et de gauche ne seraient plus en course, un choix où l’on ne voterait plus ¨contre ¨mais ¨pour¨ un projet, des convictions et une personnalité.

Fillion-Macron c’est un vrai choix proposé aux français : conservateurs contre progressistes disent certains mais le débat permettra d’échapper à cette caricature ; l’un comme l’autre ils veulent rétablir la valeur travail et libérer les énergies qui créent richesses et emplois, l’un comme l’autre ils respectent nos valeurs républicaines mais les chemins qu’ils proposent sont très différents sur l’Europe, la sécurité des parcours professionnels, la fiscalité redistributrice, la consolidation du modèle social et du service public, la démocratie parlementaire, la laïcité etc.

Fillion-Macron, ce serait un beau débat comme notre République et tout particulièrement notre jeunesse en ont dramatiquement besoin pour retrouver la confiance perdue en notre belle France, forte des messages de son histoire, riche de la diversité de ses terroirs, de ses peuplements et de ses talents.

Fillion-Macron, c’est possible si le vote modéré aujourd’hui réparti à droite et à gauche se rassemble sur la candidature Macron ; les centristes de conviction peuvent-ils voter pour un candidat euro sceptique, ultra libéral et peu exigeant sur la laïcité et le droit des femmes ?

Pour moi l’enjeu décisif de l’élection présidentielle est d’en faire le point de départ d’un sursaut de la démocratie française, un moment de mobilisation et de mise en conscience de notre jeunesse pour lui ouvrir un chemin qui ne soit pas celui du repli et du conservatisme et encore moins celui du nationalisme xénophobe.

L’enjeu décisif du premier tour de la présidentielle est d’échapper à la fatalité d’un choix entre l’extrême droite et la droite extrême.

Je marche, il marche, nous marchons !

Je marche avec pour seule ambition de défendre mes convictions, de les transmettre et de rassembler autour d’elles : n’en déplaise aux plumitifs à l’encre de fiel d’un blog ramasse-tout local, je serai jusqu’à mon dernier souffle un citoyen engagé mais définitivement descendu de l’estrade où s’agitent encore de vieux politiciens courbés et bedonnants.

Et je marche d’un pas léger et serein aux cotés de tous ces marcheurs, ils étaient 15000 à Paris samedi,  venus de tous les horizons, de Gauche, de Droite, du Centre et d’ailleurs pour soutenir ¨la Révolution démocratique¨ qui seule peut nous permettre d’échapper au choix entre les populistes xénophobes ou les conservateurs libéraux à droite et à gauche entre les socialistes impuissants en mal de synthèse ou les insoumis à la réalité de la mondialisation et des transformations numériques, écologiques et culturelles qui bouleversent notre société.

Et il marche Emmanuel Macron, le regard clair, galvanisant ses troupes tel le jeune Bonaparte à l’assaut du pont d’Arcole, face aux armées des puissants qui se partagent le monde politico-médiatique…Il marche pour nous exhorter, il est aujourd’hui bien seul à le faire, à construire l’Europe qui protège notre sécurité, notre environnement, nos entreprises, notre culture, nos modes de vie. Il marche pour être le candidat du travail et de l’entreprenariat, du Service Public et du modèle social français, de la décentralisation et de la défense des terroirs, des droits de l’Homme jamais mis en berne a nom de la « Réal Politik ».

Il marche et construit son programme sur quelques mesures simples, justes, efficaces.

Et nous marchons de plus en plus nombreux, de toutes origines ou cultures, de toutes religions ou philosophies pour vivre à nouveau le bonheur de croire à la fraternité après tant d’années sans âme, d’espoirs déçus, de renoncements honteux aux dogmes républicains.

Je marche, il marche, nous marchons pour bousculer, révolutionner la démocratie fossilisée et les énergies sociales tétanisées !

Thatchérisme ou Hollandisme ? Non merci !

Ceux qui hier aimaient l’humanisme et la modernité de Jean Louis Borloo, son « Grenelle de l’environnement », son « plan Marshall » pour les banlieues ou encore son combat exigeant pour une laïcité ouverte peuvent ils se retrouver derrière un candidat, François Fillion, conservateur et libéral archaïque ?


La foi catholique en bandoulière à « la manif pour tous » homophobe ? Non merci !

La laïcité à relents islamophobes ? Non merci !

L’Europe à reculons ? Non merci !

La Fonction publique dépecée, de l’Hôpital à la Police en passant par l’école et la Justice ? Non merci ! 

La France à deux vitesses, en commençant par la Sécu en peau de chagrin ? Non merci !

L’économie bouleversée par le numérique, la planète en danger ce serait secondaire ?

La casse à la Thatcher pour seul chemin ?

Et à gauche ? On donne du menton, on se gauchise mais que peut-il rester de ces affrontements multiples ?
L’impuissance, l’incapacité à réformer pour faire enfin entrer la France dans le XXIème siècle !

Le Hollandisme, les français l’ont désormais compris, c’est le verbe haut et les promesses le temps d’une campagne électorale et cinq années de petits et grands renoncements.

Quant au Centre, L’U.D.I. de Jean Louis Borloo, morte au soir des primaires de la droite, s’agite encore, mais pour combien de temps ?

Et pendant ce temps Marine Le Pen se tait et attend son heure …

Ni Thatchérisme, ni Hollandisme, encore moins les extrémismes, mais alors quoi ?

revolutionChercher un chemin ni droite, ni gauche mais un chemin de modernité ! Fondé  sur un diagnostic et des convictions clairs. « nous sommes entrés dans une nouvelle ère. La mondialisation, le numérique, les inégalités croissantes, le péril climatique, les conflits géopolitiques et le terrorisme, l’effritement de l’Europe, la crise démocratique des sociétés occidentales, le doute qui s’installe au cœur de notre société : ce sont les symptômes d’un monde en plein bouleversement. A cette grande transformation nous ne pouvons répondre avec les mêmes hommes, les mêmes idées. Nous ne pouvons pas non plus demander aux Français de faire des efforts sans fin pour sortir d’une crise qui n’en pas une…Depuis trente ans droite et gauche ont remplacé la croissance défaillante par de la dette publique, gagée sur les générations à venir sans rien régler des déséquilibres profonds…chaque jour notre pays s’affaiblit de ne pas être adapté à la marche du monde…Aussi devons-nous passer d’une économie de rattrapage à une économie de l’innovation…Le véritable clivage aujourd’hui est entre les conservateurs passéistes qui proposent de revenir à un ordre ancien et les progressistes réformateurs qui croient que le destin français est d’embrasser la modernité. »

Ces phrases tirées du livre « Révolution » d’Emmanuel Macron me parlent ; et quelques autres également :

« La laïcité est une liberté avant d’être un interdit ; elle est faite pour permettre à chacun de s’intégrer dans la vie commune et non pas pour mener bataille contre une religion encore moins pour exclure ou pour montrer du doigt. » ; ou encore : « les vrais souverainistes sont les pro-Européens ; l’Europe est notre chance pour recouvrer notre pleine souveraineté » ou encore ; « le temps est venu d’une grande mobilisation nationale au service des technologies vertes. » ou encore : « trouver la place qui devrait être la nôtre, celle d’une économie de l’excellence, de l’entreprenariat et de l’innovation, à l’avant-garde des grandes transformations numérique, culturelle et écologique. »

Il parait qu’Emmanuel Macron est trop jeune aux dires des professionnels de la politique qui occupent le devant de la scène depuis dix, vingt, trente ans… Pire, il ne serait pas capable de produire un programme, ce genre de catalogue de promesses ramasse-tout et vite abandonnées au lendemain de l’élection… Pour ma part de ce que j’ai entendu à Montpellier, de ce que j’ai vu et lu se dégagent un diagnostic, des orientations, des convictions que je fais miennes et déjà quelques réformes fortes qui montrent le chemin. Pour ma part je ne me résous pas à choisir entre le nationalisme xénophobe, le libéralisme brutal et le socialisme des grandes promesses et des réformettes. Il est temps de rêver un peu … et savoir que l’ambition est toujours l’ombre portée de nos rêves…

MACRON lance la Présidentielle

Aujourd’hui Emmanuel Macron a ouvert dans les faits la Présidentielle de mai 2017. Pour s’en convaincre il n’est qu’à voir les attaques violentes pour les uns (Florian Phillipot, Martine Aubry), méprisantes pour les autres (Alain Juppé, Manuel Valls), ou encore grinçantes (François Fillion, Arnaud Montebourg), sans oublier le silence assourdissant de François Hollande : Emmanuel Macron vient de sonner le glas de son quinquennat…

Une nouvelle fois Emmanuel Macron fait preuve de courage et de détermination car il sait qu’il sera la cible privilégiée de tous ceux, de toutes celles, qui organisent leurs clans pour se partager le pouvoir et qui, depuis des années et des décennies, occupent la scène politico-médiatique : le casting de 2017 devait être le même que celui de 2011 et voilà Hollande et Sarkozy bientôt sortis, Juppé ringardisé et même Marine le Pen et Mélenchon se voient concurrencés dans leur OPA sur le vote anti système…

La candidature de Macron ouvre une espérance : il est possible d’être écouté des français en parlant d’autre chose que d’expulsion de réfugiés, d’emprisonnement de fichés « S », de rétablissement des frontières ou d’armement des polices municipales…

Je suis de ceux qui pensent que pour que tout continue, notre modèle social, l’écologie de la planète, la protection de l’Europe, le socle des valeurs républicaines et laïques, il faut d’abord que tout change, la Vème République, le cumul des mandats, les rigidités du code du travail, les corporatismes, la formation professionnelle etc. Pour moi, Emmanuel Macron dans son discours de candidature a ouvert les bons chantiers : la « révolution démocratique » ; libérer les énergies, valoriser le travail mais protéger les plus faibles ; dynamiser l’investissement humain par la formation, le social en combattant l’exclusion des quartiers urbains et des territoires ruraux et relancer l’innovation et la productivité par la Recherche et les start-up.

Il faudra certes bâtir quelques mesures simples (certaines ont déjà été présentées) qui éclaireront l’horizon du chemin nouveau sur lequel il nous propose d’avancer, mais il serait contradictoire avec sa démarche de se lancer, comme le font les candidats des partis de droite, de gauche et d’ailleurs, dans l’élaboration d’un programme-catalogue de promesses jamais tenues… Regardez Trump, futur Président des USA : en quelques jours il a déjà abandonné les trois quart de ses promesses de campagnes !

L’enfant de la méritocratie républicaine se positionne « hors système » mais sans les facilités du populisme : la révolte salutaire mais sans la démagogie. Pourra-t-il être une espérance pour toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent plus dans la classe politique actuelle, qui ne votent plus ou votent pour les extrêmes par refus, par mal-être, par révolte ? Là est l’enjeu premier de sa candidature.

Il lui faudra des parrainages (500), des porte-voix (des centaines), des dons (des millions), des bénévoles (des milliers), mais c’est surtout la mobilisation de la jeunesse, sa fièvre, son enthousiasme, qui donnera à son aventure sa force sociale, celle dont il aura besoin pour résister au Front Commun des politiciennes et politiciens expérimentés…

Macron trop jeune ? Trop peu d’expérience ? L’expérience de l’échec à réformer notre belle France, mal assumée, mal analysée, serait-elle une garantie d’efficacité future ?

« Je suis jeune il est vrai ; mais aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années » disait Le Cid qui, avec ses amis, « partirent cinq cents mais par un prompt renfort arrivèrent trois mille en arrivant au port ».

En mai 2017 c’est plutôt plusieurs millions qu’il faudrait rassembler…Dur…dur !

Papy Juppé ou jeunot Macron ?

 » Le papy Juppé n’est enthousiasmant que parce qu’il a Sarkozy en face ! « .

Cette phrase est de Thomas Piketty, l’auteur en 2011 du petit livre rouge « Pour une révolution fiscale » qui devait inspirer François Hollande … On connaît la suite : en 5 ans, 32 milliards d’impôts supplémentaires qui ont frappé 4 Français sur 5 !
Aujourd’hui devant le naufrage, 4 % des Français font confiance à Hollande ! Piketty n’en fait pas partie mais notre brillant économiste, best seller aux USA, se retrouve dans les 57% d’électeurs de gauche qui envisagent de voter à la primaire de la droite (et du centre depuis le ralliement de l’UDI et du Parti Radical…) pour faire barrage à Nicolas Sarkozy…

juppe

Le débat politique salutaire de l’élection de mai 2017 serait-il dès à présent confisqué et la République médiatico-présidentielle aurait t-elle déjà désigné le futur chef de l’État ? La démocratie française est elle tombée si bas qu’il ne reste que « papy Juppé » pour sauver la France ?
Et Alain Minc de rajouter: « Juppé, la dernière chance avant le chaos ! »

Triste constat : le délitement de la pensée politique dans une France vieillissante où la gérontocratie domine, poursuit son œuvre de décomposition sociale et culturelle, ouvrant la voie à tous les populismes, à tous les extrémismes.
La fracture, le fossé doit on dire, entre la jeunesse et le monde politique national et local s’élargit de mois en mois …

Dans ce contexte, le jeune Macron, certains disent le jeunot, peut-il bousculer la marche « inéluctable » de « papy Juppé » vers la fonction suprême ? Sans parti, sans notables pour le soutenir ? Sans s’être jamais confronté au suffrage universel ?

J’étais à Montpellier, avec quelques ami(e)s pour l’écouter ; sur la route du retour la discussion fut vive :
On avait aimé sa conception de la laïcité, exigeante mais pas sectaire, ouverte à toutes les croyances dès lors que le vivre ensemble est respecté et consolidé ; « la France  n’a pas de problème avec les religions ». On peut croire ou ne pas croire…
On avait aimé qu’il martèle « la France est une volonté ! », c’est à dire un héritage reconnu mais chaque jour enrichi.
On avait aimé l’Européen convaincu que la souveraineté et la parole de la France n’ont de force, face aux mégapuissances et aux mega multinationales, qu’adossées à la puissance économique, politique et culturelle de l’Europe unie.

Emmanuel Macron bouscule les lignes ; on le dit libéral parfois libertaire, mais il est d’abord social sans être socialiste dogmatique. Il est surtout jeune et moderne, né dans le monde interconnecté, mondialisé . Il sait que les modèles économiques hérités des trente-six glorieuses sont obsolètes ; et les partis, leur pensée et leurs programmes politiques, avec…

On ne s’est pas ennuyé à écouter un « one Man show » d’une heure et demie alors que le débat de la primaire de la droite nous avait assommés…
Nous avons chanté La Marseillaise les poumons plein d’espoir : le changement, le vrai, était peut être là … Il y avait, en tous cas, l’enthousiasme et la sincérité parfois naïve de la jeunesse : certes il reste à construire le programme et les actions clefs, mais le chemin ouvert est clair et bien orienté !
Oui j’ai vécu ce moment comme une bouffée d’Oxygène dans un monde fatigué par les pollutions politiques en tous genres…

Juppé, la fin d’une époque où Macron en avance sur son temps ? Dans les semaines et les mois à venir la question sera incontournable.

Un transport aérien à Perpignan ?

A priori cette hypothèse doit être explorée sérieusement.

En effet la solution tramway est très difficile à mettre en œuvre compte tenu de l’étroitesse des voies principales et même le réseau de bus en site réservé pose de sérieux problèmes sur le Vernet. De plus l’urbanisation éclatée de la « ville-archipel » favorise l’usage des véhicules individuels et affaiblit la rentabilité des transports en commun lourds faute de densité suffisante au voisinage des lignes.

Un transport en commun aérien a de vrais avantages en théorie : il n’empiète pas sur le domaine public emprunté par les autres modes de déplacement et n’introduit aucune des rigidités imposées par le réseau de rails des tramways ; il permet des liaisons rapides pour les longues distances et ses coûts d’investissement et de fonctionnement sont compatibles avec les ressources fiscales de notre communauté urbaine alors qu’avec un tramway il faut envisager de doubler au minimum la taxe transport payée par les entreprises de plus de dix salariés ( le versement transport) ; sa capacité est limitée, maximum 5 ou 6 000 voyageurs/heure mais à Perpignan c’est suffisant…

J’avais étudié en 1990 avec la société POMA un projet de ce type pour la ville nouvelle de Saint Quentin en Yvelines mais à l’époque on avait dû renoncer car la technologie héritée des téléphériques des stations de sports d’hiver ne répondait pas aux normes de sécurité d’un transport public urbain transportant des usagers de tous âges et de tous handicaps. Aujourd’hui la technologie a été expérimentée avec succès dans des situations urbaines diversifiées. Certes la Tramontane est forte mais ce sera en moyenne une dizaine de jours par an d’interruption ce qui est à peine plus que nos jours d’intempérie (inondations, neige etc.) qui clouent au sol nos bus…

Reste l’impact visuel qui imposera des tracés hors du champ du secteur sauvegardé ; il faudra une étude précise et une concertation forte tout particulièrement avec les quartiers survolés mais à mon avis cet obstacle, s’il ne faut pas le minimiser, ne me parait pas insurmontable.

Un transport aérien pour l’aire urbaine perpignanaise, voilà un beau projet, ambitieux, moderne, écologique, social qui peut renforcer la cohésion de notre territoire et son attractivité. Il mérite mieux que des polémiques ; c’est un projet pertinent ; encore faut-il mener les études et les concertations qui préciseront sa faisabilité.

Comme pour tout projet urbain ambitieux le chemin sera long et il faudra de la détermination ; mais n’est-ce pas la mission première des responsables politiques que de proposer une vision du futur fondée sur des projets ambitieux ?

wuppertal-2005Je rappelle que l’agglomération de Wuppertal ( 300 000 habitants) en Allemagne dispose d’un transport public aérien depuis…1901 !

Et la ville de Brest a inauguré hier un transport en commun aérien tout simplement splendide !

Bigmalion c’est pas big ?

23 millions d’euros de dépassement du plafond maximum qui est de 21,5 millions d’€ ce ne serait pas énorme ??? Un système de fausses factures à cette hauteur aurait-il pu être décidé et mis en oeuvre ”à l’insu du plein gré “ du candidat ?

Le réquisitoire définitif du parquet qui a conduit à la mise en examen est précis : Monsieur Sarkozy est mis en examen pour avoir « fait état d’éléments comptables sciemment minorés“, il faut rappeler que le Conseil constitutionnel n’avait pas eu à connaître l’affaire Bigmalion pour établir son jugement. On est donc sur un nouveau dossier de mise en examen qui n’a rien à voir avec celui qui a conduit les sages à estimer le dépassement à seulement ….466.000 € !

Néanmoins pour les élus qui soutiennent Nicolas Sarkozy et lui accordent son parrainage Bigmalion c’est pas BIG : Passez, il n’y a rien à voir !!!

Je note d’ailleurs avec tristesse que Jean-Marc Pujol qui avait signé la charte AntiCor lors des dernières municipales soutient aujourd’hui sans faille un Nicolas Sarkozy mis en examen alors que dans cette charte il est expressément écrit “que les fonctions exécutives et les délégations d’un élu mis en examen pour un délit d’atteinte à la probité dans l’exercice d’un mandat électif“ doivent être suspendues. On pouvait croire que la même rigueur, la même exigence de clarté aurait conduit pour le moins à refuser tout parrainage…

Certes la présomption d’innocence est un principe républicain qu’il faut protéger et savoir éviter de verser dans la présomption de culpabilité mais peut-on croire qu’un Président de la République qui aurait été mis en examen dans un dossier aussi lourd pourrait défendre bec et ongles l’indépendance de la Justice ?

Bigmalion, 23 millions d’euros, un détail ?

Ceux qui soutiennent Nicolas Sarkozy feignent de le croire ; mais pourquoi ?

Crédit photo L’Express

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